Lithiase rénale
La lithiase rénale est une pathologie la plupart du temps sans gravité quoique potentiellement invalidante, mais elle peut se compliquer, notamment en cas d'un mauvais contrôle des récidives, ou de diagnostic non posé ou erroné d'une maladie rénale chronique, voire d'une insuffisance rénale terminale (IRT). La lithiase rénale est une pathologie fréquente qui touche 10 à 12 % de la population française, avec un sexe-ratio de deux hommes pour une femme. Dans plus de 80 % des cas, les calculs sont de nature calcique, constitués d'oxalate de calcium ou, plus rarement, de phosphate de calcium. La lithiase rénale récidive dans 50 % des cas 5 ans après un premier épisode et est responsable de 2 à 3 % des causes d'IRT, d'où la nécessité d'un traitement médical préventif.
Physiopathologie
Sur le plan physiopathologique, la lithiase rénale peut être favorisée par des anomalies métaboliques ou rénales (acquises ou génétiques), des malformations anatomiques, des pathologies digestives, la présence de corps étrangers urinaires, les infections urinaires, à germes uréasiques notamment, et par des erreurs diététiques (Figure S29-P03-C08-1). Ces anomalies ou pathologies entraînent, par différents mécanismes, une sursaturation des urines en une ou plusieurs substances capables de cristalliser et de former des calculs.

