Bon usage du médicament
L'augmentation du nombre de médicaments disponibles pour traiter une pathologie donnée, l'émergence de médicaments pour traiter des maladies dites orphelines, les prix parfois considérables de certains médicaments, les scandales sanitaires liés aux effets indésirables des médicaments parfois facilités par leur mésusage ou leur utilisation hors autorisation de mise sur le marché (AMM) ont fait naître le concept du « bon usage du médicament ».
On peut le définir littéralement comme le bon médicament, dans la bonne indication pour traiter aux bonnes posologies, le bon patient.
Ceci implique une bonne connaissance par le prescripteur du patient, de sa maladie et du médicament, une bonne vigilance de la part du pharmacien, dernier contrôleur de la chaîne avant la prise par le patient et, bien sûr, la compréhension par le patient du bien-fondé de cette thérapeutique et son adhésion à ce traitement (sous réserve d'une tolérance acceptable).En effet tout médicament non pris par le patient entraîne une perte de chance pour lui, mais également un coût majeur pour la collectivité.
Le bon usage, c'est également la mise en garde sur le mésusage (utilisation dans une indication très différente, non-respect des prescriptions : posologie non respectée, heure de prise, durée du traitement, non-respect de la ligne de traitement et des précautions d'emploi) ou, bien sûr, la surconsommation (toxicomanie)....
