À la fin des années 1930, Kendall aux États-Unis et Reichstein en Suisse isolent la cortisone et des extraits de surrénales de porc sont rapidement utilisés dans le traitement de la maladie d'Addison. À la fin des années 1940, une première injection d'acétate de cortisone est réalisée avec succès chez un patient atteint de polyarthrite rhumatoïde. C'est ainsi que naît la corticothérapie telle qu'elle qu'on la connaît aujourd'hui. L'usage a réservé aux termes « corticoïdes » et « corticothérapie » la prescription à visée anti-inflammatoire de glucocorticoïdes, éliminant ainsi les minéralocorticoïdes et les androgènes, également sécrétées par la glande corticosurrénale.
Prescription et modalités
Indications
La prévalence d'utilisation en population générale des glucocorticoïdes par voie systémique est de l'ordre de 1 %. Les principaux motifs de prescription sur une courte durée (c'est-à-dire durant moins de 3 mois) sont les pathologies bronchopulmonaires (asthme, bronchopneumopathie chronique obstructive [BPCO], infections), ORL (sinusite, laryngite), rhumatologique (sciatique), gastro-intestinales (aphtes, maladies inflammatoires chroniques de l'intestin [MICI]) et dermatologiques (urticaire, eczéma). Les principaux motifs de prescriptions prolongées sont les affections pulmonaires (asthme et BPCO) et rhumatologiques (pseudo-polyarthrite rhizomélique [PPR]/Horton, polyarthrite rhumatoïde)....
