Le médecin anesthésiste-réanimateur dispose d'outils de surveillance hémodynamique rendu obligatoire par le décret de loi n° 94-1050 du 5 décembre 1994 relatif aux conditions techniques de fonctionnement des établissements de soins en ce qui concerne la pratique de l'anesthésie [2]. Le patient doit bénéficier d'une « surveillance clinique continue et de matériel d'anesthésie et de suppléance adapté au protocole anesthésique retenu » et ces moyens doivent permettre « le contrôle continu du rythme cardiaque, du tracé électrocardioscopique, de la saturation du sang en oxygène et de la concentration en gaz carbonique expiré » et « la surveillance de la pression artérielle, soit non invasive ou invasive, si l'état du patient l'exige » [7].
La notion de monitorage est indissociable des algorithmes thérapeutiques prenant en compte ces paramètres. Ce n'est pas le monitorage péri-opératoire qui améliore le pronostic des patients mais les objectifs thérapeutiques et les moyens mis en œuvre pour y parvenir.
L'objectif de ce chapitre sera de réaliser une synthèse (volontairement non exhaustive) des principaux types de monitorage au bloc opératoire.
Hémodynamique
Électrocardiogramme (ECG)
Analyse du rythme cardiaque
L'électrocardioscope, obtenu à l'aide d'un scope à 3 ou 5 branches, permet l'analyse par l'observateur du rythme cardiaque. Le calcul de la fréquence ventriculaire est automatisé et affiché sur le scope....
