Née il y a plus d'un siècle en Écosse, la chirurgie ambulatoire a connu un développement considérable dans un premier temps aux États-Unis depuis les années 1960, puis dans les autres pays occidentaux depuis les années 1970-80 [2]. De nombreuses actions nationales ont été menées ces dernières années, permettant d'atteindre, en France en 2017, un taux global de 55,9 % (chiffre de l'Association française de chirurgie ambulatoire) contre 32 % en 2006. La chirurgie ambulatoire a donc progressé globalement, mais principalement sur des gestes ciblés et de manière inégale selon les types de structure et les régions. Tout l'enjeu du développement de la chirurgie ambulatoire en France pour les tutelles est d'atteindre une cible à 70 % à l'horizon 2022. Il y a donc une volonté affirmée de changer de paradigme afin que la chirurgie ambulatoire devienne la référence (instruction de la Direction générale de l'offre de soins DGOS/R3 n° 2010-457). Cet objectif est fondé sur une méthode unique de transférabilité des séjours d'hospitalisation conventionnelle vers l'hospitalisation ambulatoire (instruction DGOS/R3 n° 2015-296).
La chirurgie ambulatoire est donc un enjeu majeur de l'évolution de l'offre de soins, en premier lieu pour le patient, et également pour les professionnels et les établissements de soins. Son développement va bien sûr permettre de diminuer la durée d'hospitalisation des patients bénéficiant de ce type de prise en charge mais pas seulement....
