La Haute Autorité de santé (HAS) définit la simulation en santé comme l'utilisation d'un matériel (mannequin ou simulateur procédural), de la réalité virtuelle ou d'un patient standardisé pour reproduire des situations ou des environnements de soin, dans le but d'enseigner des procédures diagnostiques et thérapeutiques et de répéter des processus, des concepts médicaux ou des prises de décision par un professionnel de santé ou une équipe de professionnels [3]. La simulation en santé est souvent comparée à la simulation réalisée dans l'aéronautique. Cette dernière a pris son essor dans les années 1970 lorsqu'il a été compris que la majorité des accidents d'avion était à mettre en lien avec des défaillances humaines et non des défaillances mécaniques. Il a ainsi fallu travailler le « facteur humain » dont on sait aujourd'hui qu'il est également responsable d'un très grand nombre d'accidents médicaux. À titre d'exemple, un rapport de l'académie de médecine américaine de 2000 estimait que les erreurs médicales étaient responsables d'environ 100 000 décès par an aux États-Unis [4]. Ce rapport est important car il a fait prendre conscience à beaucoup que toute activité humaine, y compris la médecine, était source d'erreurs inéluctables et qu'il était donc indispensable de développer une nouvelle culture de l'erreur médicale.
Il est donc aujourd'hui bien admis que « l'erreur est humaine » et qu'il faut mettre en place tous les moyens possibles pour limiter ce risque d'erreurs....
