Le genre Yersinia regroupe 12 espèces dont seules 3 sont reconnues pathogènes pour l'homme : l'agent de la peste, Y. pestis, et deux espèces responsables d'infections entériques, Y. enterocolitica et Y. pseudotuberculosis.
Yersinioses à Y. enterocolitica et Y. pseudotuberculosis
Les espèces Y. enterocolitica et Y. pseudotuberculosis sont entéropathogènes et la contamination a lieu, sauf cas particulier, par consommation d'aliments contaminés.
Épidémiologie et mode de contamination
C'est Y. enterocolitica qui est la plus fréquemment retrouvée dans les infections humaines. Il est important de noter que toutes les souches ne sont pas pathogènes, y compris lorsqu'elles sont isolées fortuitement dans une coproculture. Seules les souches possédant un plasmide de virulence (pYV) sont pathogènes. Ces souches pYV+ peuvent également porter un îlot de pathogénicité HPI leur conférant un pouvoir invasif. Les souches de Y. enterocolitica appartiennent à l'un des 6 biotypes identifiés dans cette espèce. Le biotype 1B hypervirulent (pYV+/HPI+) n'est pas présent en Europe où l'on retrouve essentiellement les biotypes pathogènes 2,3 (le plus fréquent), 4 et 5 (pYV+/HPI–) ou non pathogènes 1A (pYV–/HPI–) [2]. Les souches peuvent être également classées selon le sérotype du lipopolysaccharide ou antigène « O ».
Y. enterocolitica est hébergé par un nombre important d'animaux d'élevage, sauvages ou domestiques....
