La lèpre est une infection chronique à Mycobacterium leprae à expressions essentiellement cutanées et neurologiques périphériques. Des millénaires après sa première description, la lèpre continue de représenter un enjeu de santé public majeur dans le monde en particulier en Inde, au Brésil, en Indonésie, au Bangladesh et au Nigeria où son incidence est la plus élevée [10]. À l'ère de la mondialisation, il s'agit de savoir en porter le diagnostic précocement afin d'en prévenir les conséquences fonctionnelles mutilantes.
Transmission
Les mécanismes précis de transmission de la lèpre restent inconnus. L'hypothèse d'une transmission interhumaine respiratoire par aérosolisation de sécrétions nasales des sujets multibacillaires est actuellement la plus partagée [2]. De manière plus marginale, des cas de transmission par voie cutanée sur peau lésée ou après contact avec des tatous, réservoirs naturels de M. lepræ, ont été rapportés. Contrairement aux idées reçues, la lèpre n'est pas une maladie très contagieuse. Sa transmission dépend entre autres de la charge bacillaire du patient source, des conditions de promiscuités entre les sujets, de la susceptibilité génétique et de l'immunité des sujets contacts. Une étude d'association pangénomique a permis d'identifier certains polymorphismes de gènes intervenant dans les voies de signalisation de l'immunité innée dépendante de NOD2 comme d'importants facteurs de susceptibilité [19]....
