Les syndromes de larva migrans sont largement répandus dans le monde. Ils sont dus à des helminthes d'animaux en impasse parasitaire chez l'homme, c'est-à-dire ne pouvant s'y développer et y effectuer leur cycle complet. Ils migrent donc dans divers organes, d'où leurs noms.
Selon le type de larve incriminée et sa migration (cutanée ou profonde), on distingue les larva migrans cutanées et les larva migrans viscérales.
Larva migrans cutanées
Les larva migrans cutanées (appelées aussi « larbish ») sont essentiellement dues aux larves d'ankylostomes de chiens et de chats (Ancylostoma caninum et Ancylostoma brasiliensis). Les larves infestantes se développent dans le milieu extérieur, en particulier les sols chauds et humides, à partir des œufs émis avec les selles des animaux parasités. Elles pénètrent chez leur hôte par voie transcutanée lors du contact de la peau avec la terre souillée.
Cette affection prédomine nettement en zone tropicale, avec une recrudescence pendant la saison des pluies, une certaine humidité étant nécessaire à la survie des larves. Le mode d'infection le plus fréquent est la marche pieds nus, sur le sable des plages.
Cliniquement, l'infestation se manifeste par du prurit, un érythème et une éruption papulovésiculeuse. Deux à quatre jours plus tard, apparaît un sillon très prurigineux, érythémateux, sinueux, de quelques centimètres de long sur 2 à 3 mm de large progressant de plusieurs centimètres par jour de façon irrégulière [13]....
