Les applications de la cytométrie en flux en hématologie sont multiples. On distingue les techniques quantitatives visant à réaliser la numération de certaines populations cellulaires, très majoritairement réalisées dans le sang circulant (sous populations lymphocytaires, numération des cellules CD34+) et les techniques qualitatives qui ont pour objectif de qualifier des populations cellulaires ou mettre en évidence des cellules anormales (par exemple : recherche d’une population lymphocytaire B monotypique, d’une population lymphocytaire T aberrante, identification de la filiation myéloïde ou lymphoïde d’une population blastique dans un liquide biologique). Grâce à sa capacité d’analyser plusieurs milliers de cellules par seconde, la cytométrie en flux est une technique de choix pour la recherche d’évènements rares comme pour l’étude de la maladie résiduelle. Les récents développements (en instrumentation et réactifs) ont amélioré à la fois les capacités (nombre de paramètres analysés) et la sensibilité de la cytométrie en flux.
Brève histoire de la cytométrie
Les cytomètres actuels, qui embarquent 3 lasers ou plus sont capables de détecter une dizaine de paramètres ou plus et prennent leur origine avec l’invention d’un trieur de cellules par Fulwyler en 1965 [9].
Cependant, un cytomètre est un ensemble de techniques faisant appel aussi bien à de la fluidique, de l’optique et de l’électronique. Les premiers travaux datent de 1935 avec un compteur de cellules par Moldavan [19]....
