Lors de leur découverte, dans les années 70, les cellules Natural Killer (NK) ont été définies comme des cellules de l’immunité innée caractérisées par leur capacité à tuer des cellules tumorales ou des cellules infectées par des virus, sans stimulation antigène-spécifique préalable ou d’expansion clonale, contrairement aux cellules T et B, d’où leur nom « Natural killer ». Cependant, les mécanismes impliqués n’étaient pas connus. En 1986, la théorie du « soi manquant » a été proposée par Klas Kärre en montrant que les cellules NK sont capables de lyser des cellules qui n’expriment que peu ou pas les molécules HLA de classe I. Plus tard, Alessandro Morreta découvre les récepteurs de cytotoxicité naturelle (NCRs) et développe de nombreux anticorps monoclonaux permettant d’identifier et de caractériser les cellules NK. Ces découvertes ont mis en exergue la cytotoxicité naturelle des cellules NK qui est la résultante de l’intégration de différents signaux activateurs et inhibiteurs [20].
Alors que la découverte des cellules NK a eu lieu il y a environ cinquante ans, la découverte des cellules lymphoïdes innées ou Innate Lymphoid cells (ILCs) est beaucoup plus récente puisque ces cellules ont été décrites pour la première fois il y a environ 15 ans comme étant des cellules tissulaires avant d’être aussi observées dans la circulation sanguine.
Les cellules lymphoïdes innées sont classées en cinq groupes définis selon leur trajectoire de développement et leur profil cytokinique....
