Bases physiopathologiques
Au terme de sa maturation, le globule rouge est libéré dans la circulation où sa durée de vie est de 120 jours. Cette longévité est dépendante des voies métaboliques limitées dont il dispose pour répondre aux contraintes multiples auxquelles il est soumis. La particularité du métabolisme du globule rouge est l’impossibilité d’un renouvellement de son stock enzymatique car il a perdu, lors de sa maturation, la capacité à produire acides ribonucléiques messagers et protéines et donc la possibilité de compenser la décroissance physiologique des enzymes dont l’activité décroît avec l’âge de l’hématie.
Deux voies métaboliques enzymatiques sont cruciales pour assurer au globule rouge une protection contre les produits d’oxydation et un métabolisme énergétique nécessaire et suffisant pendant les 120 jours de sa vie normale (voir Figure 37-1). La première régule le stress oxydatif des peroxydes engendrés par le fer et l’oxygène via le cycle du glutathion, dont la régénération nécessite la conversion du NADP en NADPH2 (nicotinamide adénine dinucléotide phosphate), réaction dépendante de la glucose-6-phosphate déshydrogénase (G-6-PD). La seconde, en l’absence de cycle de Krebs mitochondrial, est la glycolyse anaérobie, seule voie biochimique dont le globule rouge dispose pour la production d’ATP, cruciale pour son métabolisme énergétique (fluidité membranaire, canaux ioniques, etc.)....
