Nombreux sont les agents infectieux responsables d’anémies hémolytiques. Dans ce chapitre sont envisagées les infections relevant d’un tropisme pour les globules rouges par un agent parasitaire (Plasmodium, Babesia) ou bactérien (Bartonella bacilliformis, Clostridium perfringens). Les agents infectieux peuvent aussi engendrer une hémolyse par un mécanisme indirect (voir Tableau 38-1) : auto-immunisation (voir Chapitre Anémies hémolytiques auto-immunes), microangiopathies thrombotiques, par un effet de toxines dans le syndrome hémolytique et urémique, ou par activation macrophagique sur un terrain prédisposé.
Diversité des causes et des mécanismes d’hémolyse infectieuse. Impact pathogène direct de l’hémolyse
L’hémolyse infectieuse relève de nombreux mécanismes. L’hémolyse infectieuse peut résulter d’altérations affectant directement ou indirectement le globule rouge, infecté ou non (voir Figure 38-1). Il peut s’agir d’un tropisme érythrocytaire direct dans le cas de Bartonella bacilliformis, de Babesia sp., et des parasites du paludisme. Il peut s’agir aussi de toxines bactériennes à action hémolysante dans les cas d’infections à Clostridium perfringens ou à Bartonella bacilliformis (voir Tableau 38-1). De nombreuses bactéries, de nombreux virus et parasites peuvent induire une hémolyse (voir Tableau 38-1). Les champignons sont plus rarement en cause, sans doute parce qu’aucun d’entre eux n’a de tropisme érythrocytaire ou n’exprime de toxine hémolysante. Certains champignons responsables d’infections invasives graves, comme Histoplasma sp. ou Aspergillus sp....
