L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) publie depuis 60 ans une classification des cancers humains dans les différents organes. Cette taxonomie, conçue par les anatomopathologistes et les biologistes avec la participation de cliniciens et de chercheurs, est conçue pour être utilisée dans le monde entier. Elle fait l’objet de révisions régulières afin d’intégrer de nouvelles connaissances. La composition de chaque comité éditorial s’efforce de respecter une représentation géographique et multidisciplinaire.
La cinquième édition de la classification des hémopathies malignes a été publiée en 2022 [4, 50], 6 ans après la précédente édition [6]. Les entités décrites sont classées par lignées (voir Tableau 51-1). L’appartenance d’une entité à une lignée repose sur la caractérisation des cellules malades par leur morphologie (cytologie/histologie), leur immunophénotype (cytométrie en flux, immunohistochimie) et les gènes qu’elles expriment. La description clinique des entités indique leur caractère aigu ou chronique, dysplasique ou prolifératif. Leur description intègre, chaque fois qu’il est possible, les anomalies moléculaires telles que fusions (par exemple BCR::ABL1), réarrangements et mutations géniques selon une nomenclature élaborée par la « Human Genome Organization ».
Ce chapitre présente la nouvelle classification OMS des hémopathies myéloïdes et histiocytaires/dendritiques. En 2022, sous l’égide de l’American Society of Hematology, un groupe indépendant a proposé sa propre classification sous la dénomination « International Consensus Classification » (ICC) [7]....
