Le lymphome de Hodgkin est une hémopathie maligne qui peut se développer à tout âge, mais qui atteint principalement l’adulte jeune. Deux pics de fréquence sont observés dans les pays occidentaux, l’un entre 20 et 30 ans, l’autre entre 70 et 80 ans. Il existe une prédominance masculine chez le jeune enfant et le sujet âgé. Les taux d’incidence estimés pour 2018 étaient de 3,7 pour 100 000 personnes-années chez l’homme et de 2,7 pour 100 000 personnes-années chez la femme, ce qui correspondait, en France métropolitaine, à environ 2 100 nouveaux cas [44]. Le traitement initial, adapté aux facteurs de risque, permet dans la majorité des cas une guérison sans séquelles. Améliorer le pronostic des formes graves qui rechutent ou résistent au traitement standard est désormais un objectif prioritaire. Dans ces formes, les traitements innovants, évalués dans le cadre d’essais cliniques, sont sources de progrès et d’espoirs pour les patients.
Physiopathologie
Le lymphome de Hodgkin est une hémopathie maligne caractérisée par la présence de cellules de Hodgkin ou de Reed-Sternberg, cellules tumorales dérivées de la lignée lymphocytaire B. La classification OMS 2022 maintient le terme lymphome de Hodgkin classique, mais supprime le nom Hodgkin du lymphome nodulaire à prédominance lymphocytaire, qui était précédemment classé comme une forme particulière de lymphome de Hodgkin [2]....
