Les lymphomes non-hodgkiniens sont des affections malignes développées à partir de précurseurs lymphoïdes plus ou moins différenciés de type B, T et NK. Les classifications se sont considérablement étoffées avec la disponibilité d’outils précisant leurs caractéristiques immunophénotypiques, cytogénétiques, moléculaires, générant une multiplication des catégories dont les plus récentes (2022) sont celles de l’OMS [7] et du Consensus International [35]. Ces deux classifications se recoupent par bien des points, mais divergent sur quelques entités soit sur leur réelle autonomie, soit sur le périmètre de chacune des entités. Il en ressort que les progrès constants des techniques laissent entrevoir une évolution de nombre de ces cadres. Les analyses génomiques viennent accroître la complexité nosographique des lymphomes, et sont prises en compte dans l’évolution des classifications OMS et ICC. Elles ouvrent la perspective de traitements ciblés, en plein développement et d’immunothérapies [84].
Les aspects anatomopathologiques, immunophénotypiques, cytogénétiques et moléculaires sur lesquels se fondent ces classements nosologiques sont détaillés dans le chapitre Classification des lymphomes non-hodgkiniens.
Cette multiplication des variétés et des critères de classement (parfois provisoires) permet de cerner avec toujours plus de précision la nature de ces affections, leur étiopathogénie, leur pronostic....
