L’allogreffe de cellules souches hématopoïétiques (CSH) est un traitement curatif de certaines hémopathies, malignes ou non, de la moelle osseuse et du système immunitaire.
Pour ce qui concerne les hémopathies malignes, la greffe d’un nouveau système immunitaire a pour objectif l’éradication du clone malin par le biais d’une réaction du greffon contre la tumeur (Graft versus Tumour : GVT). Concernant les affections non malignes, la greffe permet le remplacement de l’hématopoïèse et du système immunitaire du malade par de nouvelles cellules fonctionnelles.
La réalisation d’une allogreffe de cellules souches hématopoïétiques nécessite l’administration, avant la greffe, d’un conditionnement permettant d’une part une immunosuppression du receveur (pour prévenir le rejet du greffon), d’autre part une raréfaction des cellules hématopoïétiques et des éventuelles cellules malignes présentes chez le malade.
Les complications post-allogreffes sont principalement d’ordre tumoral (rechute de la maladie initiale), immunologique (réaction du greffon contre l’hôte, déficit immunitaire iatrogène), et toxique liée aux chimiothérapies du conditionnement.
Conditionnement à la greffe [3, 10, 12]
Le conditionnement est obligatoire avant la greffe. Il est toujours immunosuppresseur, et plus ou moins myéloablatif, selon l’âge, les antécédents et les comorbidités du patient d’une part, et de la maladie initiale d’autre part....
