S32-P04-C11 Schistosomose

S32-P04-C11 Schistosomose

S32

Maladies infectieuses

Olivier Lortholary

Chapitre S32-P04-C11

Schistosomose

Romain Gueneau et Stéphane Jauréguiberry

Épidémiologie, cycle parasitaire et physiopathologie

Épidémiologie

La bilharziose ou schistosomose humaine est due à l’infestation par l’homme d’un trématode du genre Schistosoma. Il existe 5 espèces majeures pathogènes pour l’homme : S. haematobium, S. mansoni, S. intercalatum, S. japonicum et S. mekongi. Pour S. haematobium, S. mansoni, S. intercalatum, l’hôte définitif unique est l’homme, mais pour S. japonicum et S. mekongi, qui sont des espèces zoonotiques, l’hôte définitif peut être un autre mammifère (buffle, porcs, rongeurs…) Cet élément a un impact important dans le contrôle et l’élimination de ces pathogènes en zone d’endémie. Il existe par ailleurs la possibilité d’hybrides pouvant être responsable de pathologie chez l’homme (S. haematobium/S. bovis par exemple).

La bilharziose est la deuxième parasitose dans le monde, l’OMS estimant environ 220 millions personnes infectées, répartis dans 78 pays selon ses dernières estimations (Figure S32-P04-C11-1). Plus de 90 % des cas se concentrent en Afrique sub-saharienne, mais la répartition des espèces varie d’une région à l’autre : S. mansoni est la seule espèce présente sur le continent sud-américain, S. japonicum et S. mekongi sont exclusivement retrouvées en Asie du sud-Est. Les dernières estimations publiées par l’OMS évaluent à 24 072 décès par an imputables à la pathologie dans le monde.

 

Figure S32-P04-C11-1 Répartition mondiale des principales schistosomoses humaines (adapté de [3]).

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