S27-P01-C02 Médicaments et chirurgie buccodentaire

S27-P01-C02 Médicaments et chirurgie buccodentaire

S27

Pathologie orale et maxillofaciale

Patrick Goudot

Chapitre S27-P01-C02

Médicaments et chirurgie buccodentaire

Jean-Pierre Lacoste

 

La chirurgie buccodentaire, comme tout acte médical, doit être prise en charge de façon rigoureuse.

Les indications et contre-indications sont posées non seulement en fonction du but thérapeutique, mais également en fonction des antécédents et des traitements en cours. Dans ce chapitre, nous allons voir quels sont les traitements pouvant poser problèmes lors de la chirurgie bucco-dentaire.

Prise en charge des patients sous anti-agrégants plaquettaires (AAP)

Le cadre de la pratique des interventions bucco-dentaire doit se conformer aux recommandations émises par la Société francophone de médecine buccale et de chirurgie buccale (SFMBCB) et la Haute Autorité de santé (HAS). Ces recommandations sont les suivantes.

Arrêt du traitement par AAP

L’arrêt du traitement par AAP n’est pas justifié, qu’il s’agisse de l’aspirine à faibles doses (doses comprises entre 75 et 325 mg/j) avant une intervention de chirurgie buccale, parodontale ou implantaire ou du clopidogrel.

Poursuite du traitement par AAP

Les patients traités par AAP devant bénéficier de soins dentaires ou d’une intervention de chirurgie buccale, parodontale ou implantaire ont un risque de saignement péri-opératoire potentiellement majoré, mais qui n’est pas rédhibitoire lorsque des mesures d’hémostase locale sont prises. Aussi la poursuite du traitement par AAP est recommandée.

Conduite pratique

Les recommandations pour la prise en charge du patient sous AAP lors de la mise en place d’implants, de soins dentaires, d’une intervention de chirurgie buccale ou parodontale sont les suivantes :

L’évaluation pré-opératoire du patient doit être globale. Elle a pour objectif :

– de rechercher et d’identifier, en dehors du maintien du traitement par AAP, les facteurs susceptibles de potentialiser le saignement ;

– d’évaluer le risque médical ;

– d’apprécier le degré d’autonomie et de coopération du patient.

Aucun examen biologique n’est actuellement suffisamment performant pour prédire le risque hémorragique lié à la prise d’un AAP. La prescription d’un temps de saignement en pré-opératoire est inutile. L’évaluation du risque de saignement repose donc essentiellement sur l’interrogatoire médical et l’examen clinique.

La décision entre une prise en charge au cabinet dentaire ou en milieu hospitalier doit être guidée par le résultat de l’évaluation individuelle pré-opératoire des risques cardiovasculaires et h&ea…

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