S32-P04-C02 Amœbose

S32-P04-C02 Amœbose

S32

Maladies infectieuses

Olivier Lortholary
Date de mise à jour : 29/07/2023

Chapitre S32-P04-C02

Amœbose

Frédéric Méchaï

 

L’amœbose occupe le deuxième rang des maladies parasitaires les plus meurtrières au monde. Le parasite en cause est Entamœba histolytica. Ce protozoaire est principalement retrouvé chez les voyageurs en zones tropicales ou les migrants originaires de zones d’endémie. Environ 10 % de la population mondiale serait infectée par des amibes parasites du genre Entamœba dont la plus pathogène est Entamœba histolytica. Le tableau clinique est variable allant de la simple colonisation asymptomatique à la colite amibienne ou aux abcès viscéraux potentiellement graves. L’infection peut survenir des mois ou des années après l’exposition au parasite.

Épidémiologie

Ce parasite est cosmopolite, mais reste prédominant dans les zones aux conditions socio-économiques et sanitaires les plus précaires. Dans les pays développés, cette infection parasitaire peut être vue chez les voyageurs ou les migrants en provenance de zones d’endémie. La plupart des infections sont asymptomatiques, mais une forme invasive peut survenir au décours d’une colite amibienne avec des abcès hépatiques, voire une dissémination hématogène à d’autres organes. L’infection peut survenir des mois ou des années après l’exposition à risque et ce diagnostic différentiel doit être recherché dans certaines situations évocatrices. Même si on estime à 500 millions le nombre de personnes infectées à travers le monde, la majorité sont en fait colonisés par E. dispar qui n’est pas pathogène. Environ 40 000 à 100 000 personnes meurent chaque année de cette maladie, ce qui en fait la deuxième cause de décès par infection parasitaire. Les voyageurs vers les zones endémiques sont également à risque. Dans une étude réalisée chez des voyageurs allemands, 0,3 % des 2 700 voyageurs étaient infectés par E. histolytica au retour des tropiques [7]. L’abcès amibien du foie touche principalement les hommes de 18 à 50 ans dans des proportions de 3 à 20 fois plus selon les études [5]. La plupart des individus se contaminent par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés par des fæces contenant des kystes d’E. histolytica. D’autres modes de transmissions atypiques ont été rapportés comme les rapports sexuels anaux ou oraux, les lavements digestifs ou la transmission intrafamiliale…

Physiopathologie

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